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Parcours de 32.5
km (avec 2 km de route).
Durée moyenne : 3 heures
Dénivelés : + 54 m - 54 m
Intérêt : lagune de Roustouze, anciennes lagunes, sources
du Ciron, église landaise, forêt, grues cendrées,
cerf (c'est un peu avant la tombée de la nuit, que vous aurez peut-être
le bonheur de croiser cet animal magestueux)
Parking et départ
Eglise de Lubbon (attention,
site à l'écart du village)
Itinéraire
La trace part de la
jolie église de Lubbon construite en garluche
et fait le tour d'un plan d'eau sur le Ciron
qui devait faire partie du parc du château de Peyrebère (partiellement
en ruine aujourd'hui). Elle traverse des bois de feuillus pour rejoindre
la D933 (attention, route très fréquentée) qu'elle
emprunte sur 300 m avant de s'enfoncer dans la forêt sur la droite.
Après une portion de piste goudronnée, à gauche,
on trouve la première "lagune
oubliée" du circuit, lagune particulièrement intéressante
puisque apparaissent nettement les grands fossés (crastes)
qui ont permis son "assainissement".
Juste après, sur la droite, en léger contrebas, une autre
lagune asséchée plantée de pins mais parfaitement
reconnaissable au fait que les fougères cèdent le pas à
la molinie.
Ces deux lagunes sont bien visibles sur la vue aérienne en grossissant
un peu.
De part et d'autre de la nouvelle traversée de la D933, d'autres
lagunes plus ou moins asséchées : lagune de Pouymesplet,
fosse de Pouy Gajat...
Après avoir longé une vaste zone de cultures (ancienne lagune
source du Ciron, voir ci-dessous) où l'ont peut observer la grue
cendrée, la trace traverse un nouveau milieu humide et mène
jusqu'à la lagune de Roustouze (une des dernières lagunes
parfaitement conservée et accessible du pays). Après avoir
rebroussé chemin, elle frôle de nouvelles "lagües"
: lagunes des Treize vents, de l'Aygue Loungue, du Grand Bourn du Bédout,
de l'Aguasédé, de l'Herbesau
La traversée de la D337, indique la fin de la randonnée.
L'ancien parc du château de Peyrebère (construit en 1870
mais ravagé par un incendie en 1943) et son plan d'eau sur le Ciron
sont propices aux pique-niques. A proximité, l'église de
Lubbon (joli portail du XVIème siècle) et de vieux bâtiments
à colombages et torchis, méritent une visite.
Difficultés
Boucle sans difficultés
ormis quelques passages sablonneux très courts, un peu de boue
par temps de pluie sur certaines portions très limitées
et sa longueur (30 km). Parcours praticable en toutes saisons.
Autour du circuit
: lagunes oubliées, sources du Ciron et
grues cendrées ... A découvrir >>>

Véritable
joyau naturel, la lagune de Roustouze ne figure sur aucun dépliant
touristique, n'est signalée par aucun panneau ! Peut-être
incite-t-elle trop à imaginer ce que furent ces paysages avant
la "mise en valeur" du territoire landais ? Depuis
1980, la moitié des lagües ont disparu du territoire landais.

A l'écart
du village, le point de départ de la randonnée : l'église
de Lubbon. Sur les murs, on note les teintes plus sombres de la garluche.
Abritée sous
un porche : l'entrée de l'église. Tout près, un vaste
plan d'eau sur le Ciron.
Construction
typique des landes : entre les colombages, du torchis (mélange
de glaise et de paille).
Les
lagunes oubliées
Les environs de Lubbon
étaient par le passé une vaste zone humide composée
de marécages et de lagunes et donnant naissance au Ciron. Aujourd'hui,
cet espace est drainé par un dense réseau de crastes. Ce
drainage a entraîné la disparition des lagunes, mais le phénomène
a été accentué par l'irrigation de vastes champs
de maïs qui fait baisser le niveau de la nappe phréatique.
Dans le paysage, on distingue encore nettement les anciennes lagunes :
légère dépression du terrain (généralement
circulaires ou oblongues), absence ou raréfaction de la forêt,
présence de molinie, une graminée vivace typique de la lande
humide qui remplace la bruyère et la fougère.
La formation des
lagunes
Tout se passe lors
de la dernière glaciation (il y a environ dix mille ans) : des
formations de glace sont recouvertes par le sable. En fondant, elle vont
former des dépressions alimentées en eau par la nappe phréatique.
Les sources du
Ciron
C'est bien à
Lubbon, à 150 m d'altitude, que le Ciron prend sa source, mais
inutile de la chercher, vous ne la trouverez pas. "Cette source
correspondait autrefois à une lagune qui s'étendait sur
les communes de Lubbon et de Losse, et qui lors des périodes de
fortes précipitations se transformait en une zone de marais, milieu
que l'on rencontrait fréquemment
dans la Haute Landes. Aujourd'hui, cette ancienne lagune n'est plus qu'un
vaste périmètre de terres labourables intensément
drainées qui permet l'évacuation rapide des eaux de surfaces
vers un canal collecteur de plus d'un mètre de profondeur. Pour
assurer un meilleur captage et supporter un plus gros écoulement,
ce fossé a été surcreusé mécaniquement.
Rectifié dans son tracé, il est aujourd'hui parfaitement
rectiligne entre les terres de culture. Toutes ces
transformations confèrent un aspect nettement artificiel aux sources
du Ciron qui présentent ici un écoulement très changeant
principalement tributaire des précipitations". Extrait
du Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux du Ciron.
Les grues cendrées
Des milliers de grues
cendrées passent l'hiver dans les Landes de Gascogne. Beaucoup
trouvent, de la mi-octobre à mars, dans les environs de Lubbon,
des conditions favorables à leur résidence et notamment
de la nourriture sur les champs de maïs. La période la plus
favorable pour l'observation sont les mois de janvier et février,
l'après-midi sur les champs de maïs au nord-ouest de Lubbon
(à proximité de Pelbusocq).
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Au loin, avec les
teintes plus claires de la molinie, le coeur de l'ancienne lagune.
Au premier plan, le vaste fossé en forme de T qui a permis de drainer
l'eau.

Le changement de
végétation indique clairement une ancienne lagüe. En
cédant la place
à la molinie aux tonalités plus claires en hiver, la fougère
dessine les contours de
l'ancien plan d'eau.
 
Un réseau
de crastes plus ou moins larges et profondes supplée les ruisseaux
(ici,
le Ciron naissant) pour drainer la vaste étendue de lagunes et
de marais des
communes de Lubbon et Losse.

Le château
de Peyrebère. Construit en 1870 pour
accueillir Napoléon III qui, défait par la Prusse la
même année, ne vint jamais à Lubbon. Comble de l'ironie,
il brûla durant une autre invasion allemande,en 1943 !
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